Impact de la Coupe du Monde 2014 sur la Bourse

La coupe du monde de football, c’est plus que du sport. L’organisation d’un tel évènement a, toujours, été l’occasion pour les investisseurs de chercher des opportunités à saisir. Le Mondial de foot, une opportunité pour investir en bourse ? Quelle est la part de vérité et celle de mythe dans cette croyance ?

Coupe du monde impact sur la BourseFaible impact sur l’économie brésilienne

On peut attendre de l’organisation d’un tel évènement un surplus de croissance pour le pays organisateur mais l’expérience montre un faible impact du Mondial sur l’économie. Le Brésil ne fait exception à la règle. La coupe du monde a eu peu d’impact sur l’économie brésilienne même si certains secteurs en ont profité. C’est le cas l’alimentation et des boissons, l’hôtellerie et le logement, la publicité et les médias. Moody’s estime que seules 0,7% des dépenses d’investissement prévues sur la période 2010-2014 ont été consacrées à l’organisation du Mondial.

Faut-il investir en bourse ?

La coupe du monde n’a pas suscité l’euphorie chez les investisseurs à la bourse de Paris mais un élément important est à prendre en compte. Les actions émergentes font partie aujourd’hui des moins chères à la bourse de Paris. Cependant, depuis le début de l’année les choses reviennent à la normale dans les pays émergents touchés par la fuite des capitaux durant l’été 2013. Il est à noté une franche progression des principaux indices boursiers émergents. Le MSCI Emerging Markets enregistre une progression de 6,5 % en euros depuis le début de l’année. Le HSBC Emerging Market Index est passé de 50,6 à 52,3 (au delà de 5à il y a expansion). On peut, donc, raisonnablement, anticiper un retour des investisseurs sur des actifs émergents, encouragés par des rendements plus élevés (11,7% en moyenne pour le Brésil ou 8,7% pour l’Inde) que les rendements obligataires occidentaux (2,5% à 10 ans pour les États-Unis et 1,5% pour l’Allemagne).

Conseils pour placer votre argent

Beaucoup de valeurs méritent le détour. Ce sont des actifs, pour la plupart, à dominante internationale, très exposés durant la coupe du monde. C’est le cas des équipementiers sportifs Nike et Addidas ou encore de Coca-Cola.
Les fonds d’investissement qui ont une forte exposition sur l’Amérique latine et sur les pays émergents, en général, peuvent vous permettre de diversifier les risques. On peut citer, pour la bourse de Paris, Amundi Funds Equity Latin America et Baring Latin America.
Comme on anticipe une progression des indices boursiers émergents, les trackers peuvent, également, être opportuns. Ce sont des fonds indiciels dont les variations sont calquées sur celles d’indices boursiers.