Obligations

Contrairement aux actions qui sont des parts dans le capital d’une société, les obligations sont des parts d ‘emprunt. En clair, les obligations sont des dettes contractées par une entreprise. L’entreprise devra alors s’acquitter d’intérêts (coupon) pendant toute la durée de l’obligation puis rembourser le montant principal (prix de l’obligation) à l’investisseur.

Trois types d’obligations disponibles sur le marché

Les obligations se décomposent selon trois types :

  • Obligations à taux fixe : Ce type d’obligation est celui comportant le moins de risque. En effet, le montant des intérêts est connu à l’émission et ne varie pas au cours de la vie de l’obligation.
  • Obligations à taux variable : la rémunération de l’obligation évolue en fonction des taux proposés sur le marché.
  • Obligations indexées : ce type d’obligation est aligné sur le prix d’un sous-jacent déterminé dans le contrat. Ainsi, le montant du principal dépendra de celui du sous-jacent.

Dans quels cas les sociétés ont-elles recours aux obligations ?

Les obligations étant des emprunts, elles sont émises par les sociétés lorsque celles-ci ont des besoins en financement plus importants. Ainsi, pour acquérir une obligation, l’investisseur doit passer par un intermédiaire financier qui s’occupera d’acheter cette obligation lors se son émission ou bien la négociera sur les marchés boursiers.

Les risques inhérents aux obligations

L’investisseur achetant une obligation touche donc un coupon à date fixe pendant toute la durée de l’obligation, puis se voit rembourser le principal. Il prend cependant divers risques :

  • le défaut de paiement : comme tout emprunt, le remboursement du montant principal de l’obligation dépend de la capacité de la société émettrice à faire face à ses engagements à l’échéance prévue. C’est d’ailleurs à cause de ce risque que les obligations se vendent à des prix inférieurs aux emprunts d’Etat.
  • La perte en capital : le cours d’une obligation évolue pendant toute sa durée d’émission. Ainsi la valeur de marché d’une obligation évolue à l’inverse des taux d’intérêt. Dans le cas où l’investisseur souhaite revendre l’obligation avant son échéance, il risque de perdre en capital, c’est ce que l’on appelle le risque de marché.
  • L’absence de liquidité : la encore, si l’investisseur souhaite vendre son obligation avant son échéance, il devra faire attention à la liquidité de son obligation sur le marché. En effet, le marché des obligations est peu liquide ce qui entrave quelque peu les échanges.

Droits de l’investisseur

Comme l’actionnaire, l’investisseur possède un certain nombre de droits inhérents à son statut. Ainsi, il a le doit à une rémunération et au remboursement du capital investi, mais aussi et surtout il doit avoir accès à l’information. La société émettrice des obligations doit donc lui fournir les textes présentés lors des AG obligataires ainsi que les procès verbaux de ces réunions.